samedi 10 janvier 2009

Arrêts sur image

Quelques "photos" du temps des fêtes...


26 décembre: le soleil entame doucement sa chute vers l'horizon, il fait de plus en plus sombre. Dans la forêt enneigée, sur une petite bute, la silhouette d'une cabane de bois rond se découpe sur les minces arbres. Nous sommes neuf, soeurs, copains, parents et cousins, éclairés par la seule lumière tremblotante de trois lampes à l'huile, réchauffés par un vaillant poêle à bois ronflant, et nous jouons, tous ensemble, quelques parties endiablées de "Loup-Garou", à la brunante. Le vent souffle contre les fenêtres.

30 décembre: il fait nuit, je somnole au volant. De retour du travail, à 22h, je suis arrêtée à un feu rouge. Une flèche verte apparaît pour autoriser le virage à droite; malheureusement, je vais tout droit. Je constate que la voiture derrière moi clignote à droite. Imaginant l'ire du conducteur dont je bloque le chemin, je regarde anxieusement dans le rétroviseur. Mon regard s'attarde un instant sur le long et tendre baiser échangé entre le conducteur et sa passagère. Je souris: ils ne sont pas pressés.

31 décembre: "Ok gang il est presque minuit!" On s'active, quelques uns travaillent à faire prendre un feu dans le petit poêle à bois, on s'entasse en riant sur les sofas. Pas de télé ni de radio pour suivre le décompte. Chacun regarde son cellulaire ou sa montre. "Il reste une minute!", crie quelqu'un. Personne n'a la même heure. Soudain, une voix s'élève: "Ben j'veux pas casser le party, mais sur mon cell il est minuit depuis déjà deux minutes..." Chaos. On a peut-être célébré le Nouvel An trop tôt, ou trop tard. On ne saura jamais.

1er janvier: devant les portes du cinéma IMAX, attente avec Thomas et ses parents pour (enfin) voir U2 3D, spectacle numérisé tant vanté. Mon regard capte un mouvement furtif dans la pièce, près d'un mur, à la limite de mon champ de vision. Je lève les yeux: une mignonne bestiole à poil rôdait dans la sale, trottinant impunément à la recherche de popcorn. Et aux mines dépitées des employés avisés par des clients effrayés, le rongeur rôde toujours...

3 janvier: selon MétéoMedia, avec l'aide du facteur vent, la température avoisine les 25 degrés sous zéro, ce soir. Je rentre tranquillement d'un souper avec ma petite soeur, et je dois soudain immobiliser ma voiture pour laisser circuler deux autos qui viennent en sens inverse. Je m'engage alors dans la voie de gauche, en contre-sens, pour contourner "l'obstacle": devant moi se balade, à bonne allure, un type en... patins à roues alignées! Aux sportifs d'hiver, je lève mon chapeau (ma tuque).

5 janvier: Josée derrière le volant, Thomas à ses côtés, moi derrière. Nous roulons à bonne allure en direction de St-Armand-les-Vents, visite express à la familia. Nous avons choisi de faire un détour de plus d'une trentaine de minutes pour nous arrêter à Granby, au Saucissier, histoire de déguster une bonne saucisse-choucroute. Nous en avons parlé pendant tout le voyage, de cet excellent casse-croute. Enfin stationnés, nous nous pressons vers la porte du tant aimé restau. "En vacances, de retour le 18 janvier. Joyeuses fêtes!".

9 janvier: Au supermarché, JoBe et moi passons à la caisse, gaiement. Mes achats totalisent 63$ et quelques sous. Promotion de la semaine: "Avec chaque tranche d'achat de 60$, obtenez gratuitement un cantaloup". "La semaine passée, me dit JoBe, c'était un brocoli, leur promotion." Parfois, je trouve que les stratégies marketing sont vraiment drôles!

9 janvier encore: Arrivée à la course au boulot, à 15h58, j'ai tout juste le temps d'ôter mes bottes que, déjà, le téléphone sonne. On attend de moi que je réponde quelque chose comme "Nom de l'entreprise, bonjour" ou "Nom de l'entreprise, Sophie Benoit, comment puis-je vous aider?", mais, pas trop trop dans le beat encore, moi j'y vais d'un claironnant et confus: "Sophie Benoit bonjour!" Oui, j'ai eu droit à plusieurs paires de gros yeux braqués sur moi. Gaffe. Et c'était pas tout.

9 janvier, 1 minute après: 4 lignes clignotent sur le téléphone, attendant impatiemment que je daigne m'occuper de leur monsieur-madame-à-l'autre-bout. Je tente d'expliquer à quelqu'un le chemin pour se rendre à un de nos salons. Je SAIS où est situé ce salon, et je connais même TRÈS BIEN le chemin pour s'y rendre, en voiture, vélo, bus ou raquettes... L'homme à l'autre bout ne me croit pas. "Bon. Attendez un instant, monsieur, je vous reviens", dis-je. Je met l'appel en garde, le temps de dénicher un plan map-quest pour mon incrédule. "Câline, pourquoi-s-qu'y me croit pas, lui? J'le sais, le foutu ch'min...", que je marmonne, le micro du casque d'écoute bien dirigé vers ma bouche. Léger bruit dans mes oreilles. Temps d'arrêt. Mon coeur rate un (ou deux) battements. "Monsieur?", hésitais-je. "Oui?", qu'il me répond, du ton de celui qu'on a pas vraiment mis en attente et qui a tout entendu... Non, vraiment, c'était pas ma soirée.

Et ceci clôt cette rafale d'images brèves résumant mon temps des fêtes, qui fut d'ailleurs fort gai. Plaisir, copains, alcool et cadeaux en masse, un mois de répit bien rempli avant la rentrée, lundi! À ceux qui retournent en classe (ou qui ont déjà recommencé), je souhaite mes meilleurs voeux de succès, et une très bonne année à tous!

4 commentaires:

hani a dit…

Très bon ton post. J'aime beaucoup ta façon de retenir les petits détails anodins dont personne ne se soucie parce que tout va trop vite dans la vie.
Bonne année à toi aussi!!
xx

Edith a dit…

Est-ce que JoBe lit ce blog?!
Si oui, j'aimerais bien qu'elle m'explique ce qui se passe entre elle et l'agronomie. Je n'ai toujours pas eu de détails!

xxx

Edith a dit…

Salut ma Valentine!

Comment s'est passé ton jour de l'amour et de l'amitié? Est-ce que ton blond t'a sorti en ville?

J'en profite pour te dire que je t'aime beacoup :)

J'ai deux semaines d'examens puis une semaine de relâche (1° de mars). Je passerai p-e par Québec ...

Bonne semaine! xxxxxx

Edith a dit…

Il manque de salade sur ce blog!
Comment vas-tu, limonade? J'ai hâte d'entendre parler de ta fraise, peut-être de la voir aussi bientôt. Et le retour à l'hospice, ça baigne?

xxx