mercredi 25 juin 2008

langue de bois

J'avais publié, il y a quelques mois, un billet où quelques phrases entendues au boulot me faisaient particulièrement rire dans le contexte particulier dudit boulot. Un méchant de l'entreprise est tombé sur cette page blog (d'une manière XYZ) et m'a délaté, dénoncé, stoolé, etc. auprès de la responsable du personnel. Qui s'est choqué noir. Qui était en beau calvaire. Qui a songé me foutre à la porte illico. Qui a quand même pris le temps de s'asseoir, de me traiter d'imbécile irréfléchie, de me faire un sermon, les yeux grand ouverts ("comprends-tu la PORTÉE de tes ACTES") comme si j'étais un ado pris à graffiter le mur de l'école ou une pré-adoe qui vole la caisse scolaire pour acheter du papier à rouler. Me suis excusé ("Je comprends, je comprends, mea culpa, quelle sotte je fus, quelle inconséquente j'ai été, quelle honte je suis, quelle bonne employée modèle je serai désormais!") et on m'a pardonné. N'empêche, j'ai été forcée de censurer mon blog. C'est dégeulasse. 

J'en ai quand même tiré une bonne leçon: la blogosphère, c'est un monde méchant. On peut même pu avoir du fonne en toute impunité. Noms de commerces, trademarks (® © ™) et prénoms foulle connus sont la meilleure façon d'avoir le trouble au ku. Tenez-le vous pour dit. 

J'ai réfléchi là-dessus, et au terme de mon cheminement vers le mûrissage, j'en ai conclu, dans ma nouvelle et grande sagesse, que je pouvais gentiment recommencer en taisant les noms. En particulier celui de mon employeur dont la réputation est si grande et importante. Ça s'applique à vous aussi. Jouons avec les mots pour que plus jamais un méchant délateur-slash-stooleur ne s'en prenne à ma méchante-slash-vulgaire feuille de chou virtuelle. 

Un type dont je dois supporter la présence au travail (appelons-le Barbu-Zozotant-à-Lunettes [BZL]) a une copine infirmière. Il me fait hier ce commentaire douteux: "C'est tranquille ces temps-ci, j'ai dit à ma blonde de faire un peu moins bien son travail. Comme ça moi j'hérite de ses clients, après." Hum... au pire, pense-le (je crois qu'ils pensent tous à ça, foutus capitalistes) mais NE ME LE DIS PAS. 

Hier: un gars du labo (ceux qui s'occupent du client dont l'infirmière ne s'est pas assez bien occupé) m'appelle et me demande tout bêtement: "SoBe (pseudonyme), t'as tu du linge?" Non, mes habitudes zen-taoïstes-universitaires m'incitent à travailler tounu... Il parlait de vêtements que la famille aurait pu laisser dans le garde-robe réservé à cet effet, pour le client du labo, ex-client de l'infirmière. Les gars, ne prenez pas pour acquis qu'on comprend toutes vos phrases louches, ça peut donner lieu à de drôles de malentendus... 

Me souviens pu des autres trucs marrants que je voulais raconter (maintenant que je sais détourner les téteux-slash-fouineurs)... Ce sera pour une prochaine fois. 

Et, ce boulot me faisant penser à G. (pour l'anonymat), bravo aux nouveaux mariés!!! À quand des photos? Bisous!

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