lundi 22 décembre 2008

quelques brèves

Aujourd'hui, j'ai découvert deux choses: la patience et le stationnement (intérieur et extérieur) de Place Laurier. J'ai compris pourquoi on dit la "magie" du temps des fêtes: c'est la multiplication des voitures et la disparition des espaces de parking libres! Wow! J'ai aussi appris le sens de "renonciation" et de "résignation". Une belle journée, riche en apprentissages, mais pauvre en magasinage...

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Voici ce que je lisais dans Le Soleil hier matin: 
Il tue un pigeon avec un ballon de soccer
"Buenos Aires - Un joueur de soccer a tué accidentellement un pigeon lors d'un match de championnat en Argentine en dégageant le ballon d'un tir puissant qui a percuté mortellement le volatile. Le ballon tiré en direction d'un groupe de pigeons cherchant des graines sur la pelouse a provoqué la fuite précipitée des oiseaux, mais l'un d'eux est resté sur le carreau. L'auteur du coup de pied, le défenseur de San Lorenzo Gaston Aguirre, 27 ans, était désolé."
Ma question est la suivante: quel journaliste, même en manque de sensations fortes, peut-il se dire "Tiens, je dois absolument faire paraître ce désopilant fait-divers dans l'édition de demain."? 

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Peut-être que "mon sapin fleurit c'est Noël", mais aussi, "mon géranium dépérit, c'est l'hiver".... Manque de lumière aidant (parait que c'est ça la cause), ledit végétal s'est mis à projeter ses feuilles dans toutes les directions. Ma chambre (petite) se trouvant envahie par les vertes gugusses, j'ai taillé le tout avec une incroyable habileté et une précision toute non-jardinière. On crierait au massacre. Le géranium n'a pas aimé. Maintenant, il se meurt lentement. Quelqu'un a-t-il une solution moins humiliante que de confier le pauvre chou meurtri à quelqu'un de talent (comprendre: la belle-mère)?

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Je vous souhaite à tous (masculin utilisé afin d'alléger le texte, comme ils disent dans les communiqués important pour ne pas vexer les féministes) un très joyeux temps des fêtes, du plaisir en famille, des cadeaux à profusion et des calories en masse chez grand-maman! Joyeux Noël!

vendredi 12 décembre 2008

un mois off?!

Croyez-le ou non (moi je n'y crois encore pas), c'est la fin de la session! Pas dans le sens "rush", non! Dans le sens: c'est fini!!!!


J'ai remis, à 15h30 cet après-midi, mon dernier travail long. Je ne veux plus rien savoir de Réjean Ducharme de toute ma vie. Parlez-moi-z'en pu. Fini.

Bref: ye souis en conyé! 

C'est tout, rien à ajouter, sinon mes plus sincères voeux de bonne chance à tous ceux que l'Université n'a pas encore libérés.

samedi 29 novembre 2008

Famille party

Ce devait, au départ, être une rencontre familiale: cousins cousines, oncles tantes, grand-maman, tous réunis dans le cadre enchanteur d'une auberge de Charlevoix pour fêter l'anniversaire du plus jeune des oncles de Tom, qui n'en a rien à cirer, de sa famille. Mais c'est une chouette occasion de couple: deux nuits d'escapade romantique entre fleuve et montagne pour presque rien. On est contents, surtout qu'après confirmation, on apprend qu'on nous a assigné, au 3e étage, dans une lucarne, une chambre baptisée "le noeud d'amour". Nous somme béats.

Ce devait être, au départ, une rencontre familiale, mais la femme du fêté a décidé, sans rien dire à qui que ce soit, qu'elle invitait la grande bande des copains de son époux - dont François Pérusse et Pierre et Sylvie, les ex-animateurs de feu Bête pas bête +, pour l'anecdote. L'oncle, accessoirement l'un des propriétaires de l'auberge où nous résiderons, avait fort heureusement réservé TOUT le bâtiment pour la fête. Mais une réorganisation de chambres s'imposait.

(Précisons d'abord une chose avant de continuer: Tom a le bonheur et/ou le malheur [selon les aspects considérés] de toujours habiter chez ses parents. Avec lesquels il entretient une relation froide et distante, leur surprotection à son égard depuis sa tendre enfance l'ayant mis à boutte, comme on dit. Bref: il cherche souvent à passer le moins de temps possible en leur compagnie.)

Ce devait donc être une rencontre familiale, ce ne l'était plus, on devait avoir le "noeud d'amour", on ne l'avait plus. On avait maintenant le "bouquet de la mariée". Romantique? Non: cette chambre, allez savoir pourquoi, est liée à "papillon" de la façon la plus intime qui soit, à savoir par la salle de bain. Et "papillon", c'était la nouvelle chambre assignée aux parents de Tom. Eux, une petite salle de bain, nous.

Devant cette nouvelle donnée, on a réfléchi: irons-nous ou pas? Si on paie, on veut quand même que ça nous plaise! On y pense un peu, et on dit OK, c'est pas la fin du monde, partager une salle de bain.

Mouais.

Le timing était mauvais: fin de session, rush de travaux et d'examens. On se dit que tant pis, on apportera mon portable, et on travaillera dans notre chambre, quitte à passer pour des asociaux.

Mouais.

On arrive sur les lieux après plus d'une heure de voyage dans la brume la plus totale, haut dans les montagnes. À la Petite-Rivière-St-François, on ne distingue pas le fleuve du ciel. On se stationne en même temps que le couple de (feu) Bête pas Bête +, dont le monsieur se révèlera être un vrai party animal (sans jeu de mots poche). Il neigeasse, tout est brouillageux, la montagne est superbe.

Mais là, on découvre la chambre. C'est presque drôle. Minuscule, genre... la plus petite de toutes (on le sait, on a visité toutes celles qui étaient encore inoccupées). Un lit, un placard, une chaise. That's it. Travailler là? Être deux à travailler là? Impossible. Mais on découvre un petit salon dans le voisinage: on y vole un fauteuil, deux petites tables, une poubelle, une lampe et une boîte de kleenex. Avec ça, Tom s'installe un espace de travail potable. Moi je décide que le salon sera mon bureau: la vue y est magnifique!

Jusque-là, ça allait. Mais où ça se corse, c'est qu'au moment de s'enfermer dans nos quartiers pour la soirée, on comprend vraiment toute l'horreur de l'expression "salle de bain partagée". Il y a la chambre des parents. Une porte donne sur la salle de bain, dans laquelle une 2e porte donne sur notre chambre. Il faut:
1-veiller à verrouiller les deux quand on y est, histoire de ne pas se retrouver fesses à l'air devant les beaux-parents.
2-s'assurer de ne pas faire trop de bruit en faisant ses besoins parce que les murs sont mal insonorisés (voire pas du tout) et c'est gênant.
3-discuter beaucoup trop avec tout le monde pour ne pas se piler sur les pieds à l'heure de la douche.
Malgré les discussions et les précautions, on entend tout, le verrouillage des portes cause problème, et on se fait réveiller par le beau-père dans la douche à 7h30 le matin.

Le premier soir, on était morts de rire, Tom et moi, tellement c'était ridicule. "Quand on est en vacances, j'essaie d'éviter mes parents le plus possible, et puis là, je suis encore plus proche d'eux que chez nous!", s'énervait mon copain. On entendait les ablutions de nos compagnons de salle de bain comme si on y était, et le bruit de la porte sans cesse verrouillée et déverrouillée nous faisait à chaque fois penser que quelqu'un allait entrer. Difficile, dans ces conditions, de prendre un bain en couple et impensable de s'adonner à quelques plaisirs charnels puisque les sons traversent allègrement les deux portes de la salle de bain (on entendait clairement beau-papa gratter doucement les cordes de sa guitare à minuit et demie malgré la salle de bain entre nous). L'escapade romantique initialement prévue, elle est depuis longtemps oubliée: c'est chasteté et tranquillité, ou malaise assuré.

Samedi, on a réussi à travailler. On est allé marcher et prendre des photos le long du fleuve, il faisait beau et frais, ça nous a remis les esprit en place après la relativement mauvaise nuit qu'on avait passée. De midi jusqu'à l'heure du souper, dans mon petit salon privé, j'ai travaillé sur mon portable. Vers 15h30, l'oncle de Tom entre dans la pièce: il faisait visiter "son" auberge à des amis tout juste arrivés pour la fête. J'étais dans le décor, alors il me les présente: Mélanie, François et Frédéric. Je les salue, fais une petite blague en regardant le père et le fils ("Alors Frédéric (en pointant le grand) et François (en montrant le bébé), ou l'inverse?"). On me répond, puis ils repartent, le couple étant ensuite guidé à sa chambre (en face de la nôtre). Deux minutes après, Tom sort et vient me rejoindre: "Eh ben, on a Pérusse comme voisin d'en face! C'est drôle!" Et moi de me rendre compte que François Pérusse, ben j'avais fichtre aucune idée de la face qu'il a! Et d'être gênée de ne pas l'avoir reconnu, de ne pas avoir fait le lien...

Bref.

Samedi soir, on trouvait le temps long. Ne nous sentant pas très concernés par le party au sous-sol (et étant moyennement intéressés à nous retrouver entourés d'adultes saouls qui se trouvent dont ben drôles à danser des sets carrés), on a encore une fois utilisé l'argument-béton de la fin de session pour fausser compagnie à tout le monde. À 10h, on dormait.

Dimanche, départ (enfin!). Paysages à couper le souffle, dans les montagnes. Retour morose à la maison: les examens commencent, on n'a plus le temps de niaiser. Ça va mal mal mal.....!

mercredi 5 novembre 2008

revue littéraire

Je fais un petit sondage, auprès de vous, lecteurs dont la plume fait des ravages. Lecteurs-bloggeurs, étudiants littérateurs, voici: avec des copains, depuis quelques temps, on forme le projet de créer une revue littéraire pour combler le manque dans ce domaine à l'Université. Le projet prend forme, de plus en plus, et nous en sommes finalement à la création du premier numéro - une fois les demandes de financement acceptées.... - à paraître, idéalement, à la fin de la session d'hiver 2009, dont le thème, encore vague, pourrait se traduire par "pastiches, collages, emprunts, plagiat, réutilisation, forme, déplacements textuels et réactualisation sémantique". Bref: un peu n'importe quoi dans cette veine-là. 

Je pense spécialement à Dez, qui aime écrire, et à Hani, littéraire sherbrookoise, en demandant: seriez-vous intéressées à produire un texte dans le cadre de cette revue?

Attention: ce n'est pas une revue de création, bien que quelques textes de fiction puissent être intégrés, de même que quelques apports "hors-dossier". Spécifions aussi que les textes à caractère trop ouvertement académiques peuvent être refusés (donc pas de copier-coller d'une dissertation scolaire - par contre, une adaptation, un texte retravaillé peuvent être acceptés!). Le thème, bien sûr, doit être plutôt littéraire, mais on est ouvert à plusieurs domaines connexes (philo, cinéma et arts, anthropo... à condition que le texte ait une valeur littéraire). 

Bref: je sonde les opinions, parce qu'on est ouvert à des contributions extérieures (on va pas tout faire tous seuls!). Faites-moi signe si une éventuelle participation à ce projet pourrait vous intéresser!

dimanche 19 octobre 2008

Un jour d'automne

C'est bien vrai, il est temps que quelque chose se passe ici. Ça fait que j'ai pris ma soeur par le col du t-shirt, on a pas mis d'essence dans l'auto (mais on aurait dû), et on est parti vivre une aventure, juste pour avoir du contenu à blog.


On devrait faire ça plus souvent, sacrebleu!

Ce qui s'est passé, c'est qu'aujourd'hui se tenaient les portes ouvertes à la forêt Montmorency, à quelques 70 km au nord de Québec, dans les Laurentides. La météo ne pouvant nous offrir de plus belle journée pour une dernière balade en forêt avant les grands froids, on a sauté sur l'occasion de sortir faire le plein d'air pur.

Parties à 9h30 ce matin avec chaussures de marche, sac à dos et mélange de noix et fruits séchés, on a pris la route sous le ciel le plus bleu, le plus sans nuages, le plus plein de soleil possible. Il faisait doux à Québec, juste assez froid là-bas, c'était parfait. La journée a commencé sous la tutelle d'un guide fort sympathique (à gauche sur la photo, ne pas confondre avec le mélèze), en fait, vraiment un type cool, qui nous a expliqué la mission de la forêt Montmorency: offrir, tout ensemble, une forêt propice aux activités (ski, marche, raquette...), économiquement viable (1% de la forêt est déboisée chaque année à des fins de foresterie), écologique (5 "stades" de forêt - de jeune à mature - pour correspondre aux besoins de chaque groupe de la chaîne animale), etc. C'était si intéressant, un si beau projet, du déboisement intelligent: ni tout blanc (forêt 100% autonome et auto-suffisante), ni tout noir (coupe à blanc, massacre forestier). Saviez-vous que les orignaux préfèrent les forêts très jeunes, où sont les jeunes pousses dont ils se nourrissent? De même, ils ont besoin d'une forêt un peu plus mature (de 20 à 40 ans) pour s'abriter. Les lynx préfèrent les forêts un peu plus âgées, et les arbres dans la section entre 40 et 60 ans sont idéaux pour la foresterie. Finalement, les forêts très vieilles, où les arbres ont plus de 60 ans, sont souvent des aires protégées, notamment pour la croissance du lichen (qui a besoin d'environ 80 ans pour se régénérer). Actuellement, environ 8% des forêts au Québec sont à ce stade; le nombre idéal serait de 13%.

Bref: c'était pour la partie théorique. On a aussi parlé de castors, de fraie de truites, et de plein de trucs intéressants, dont les loups (le sujet d'étude et de prédilection de notre guide, qui voyage avec les meutes).

Ensuite, on a été lâchés lousse dans la forêt, et on a pu marcher à notre guise dans les sentiers autour du lac Piché, ce qu'on a fait - en commençant, bien sûr, par oublier les instructions du guide et se perdre un peu. Une fois de retour sur le sentier (enfin, ce qu'on a pris comme tel, bien qu'on se soit aperçu, à la fin, qu'on était pas vraiment dessus, bref, un peu en dehors de la track, comme on dit), on a grimpé vers une tour à feu de laquelle on avait une superbe vue sur le territoire de la forêt. Étrangement, toute la journée, le gel est resté au sol, jamais le soleil (pourtant fort chaud, agréable) n'a réussi à le faire fondre. L'hiver est à nos portes...

(jolie photo d'une feuille bordée de givre)

Bien sûr, on s'est follement amusé. On a pique-niqué au sommet de la tour à feu, frugal repas composé de tout ce qui trainait dans nos garde-mangers respectifs, on a dit des trucs idiots qui nous ont fait rire, on a pris des photos ratées qui nous ont aussi fait rire, et il faisait beau, on était bien, ce qui nous faisait sourire sur les photos réussies.

On a vu un petit suisse et un gros chat sauvage (aussi nommé raton laveur, pour les néophytes), et un chouette pique-bois, mais aucun des trois n'a pu être immortalisé avec succès sur pellicule numérique.

Ce qui était fascinant, dans cette forêt, c'était la mousse. Tout le sol était couvert d'une mousse épaisse et dodue, ça semblait si confortable, en plus d'amortir tous les bruits que faisaient nos pieds! De toute beauté, vraiment. De plus, il poussait de superbes fleurs sur ce tapis vert et rose!

Sur la photo suivante, on constate l'absence de talents photographiques de JoBe:
-"Ben là, elle est beaucoup trop lumineuse, cette photo, qu'est-ce que t'as fait?!
- Je sais pas, mais en tout cas, j'ai vraiment bien photographié ton ombre, hein?

Ça a été une belle, vraiment superbe journée, un jour d'automne parfait en tous points, et en non moins parfaite compagnie! Je t'aime, Bibi!

samedi 27 septembre 2008

Conversation

Tom: Bibi... j'ai encore fait de l'insomnie la nuit dernière, et l'autre d'avant, et l'autre d'avant... J'sais pas pourquoi... et j'ai peur de ne pas dormir encore cette nuit...

SoBe (gromelle, s'endort déjà): Compte les moutons... zzzzz... Mais tu vas voir...zzz... c'est pas facile. Soit ils partent dans tous les sens...zzz... ou y veulent pas sauter, quand moi j'essaie. (Baille) Faut vraiment être concentré. Concentré... tu te concentres... genre sur un seul mouton... concentre-toi... zzz... essaie de compter les barrières qu'un seul mouton saute...zzz... puis tu t'endors. 

Le lendemain matin.

SoBe: Et puis, t'as compté les moutons? 

Tom: Mouip

SoBe: Pas facile, hein, pour les discipliner?

Tom: Ben tu vois, j'ai eu ce problème aussi, mais je l'ai résolu en les faisant sauter genre en face de moi, disons "verticalement", comme si j'étais derrière eux, pour ne pas qu'ils défilent horizontalement, parce que c'était là que je les perdais et qu'ils ne m'écoutaient pas.

SoBe: Pas bête! J'essaierai cette nuit (comme si j'avais besoin de compter les moutons pour m'endormir... la vue d'un oreiller, pour moi, c'est la même chose que la piqûre d'une mouche tsé-tsé). 

Le soir.

SoBe: PfffHAHAHA!!

Tom: Hein uh quoi?! Je m'endormais, moi!

SoBe: J'ai essayé ton truc, pour les moutons... hihi! je peux pas m'endormir, moi, en voyant des fesses de moutons me sauter derrière les paupières, queue après cul après queue!

Tom (gromelle): Essaie dans l'autre sens.

SoBe (après un louable effort): C'est pas vraiment mieux, Tom... comme ça, en sautant ils me fixent et j'ai l'impression qu'ils courent vers moi pour me rentrer dedans... j'arrive pas à dormir avec ton bête truc.

Tom: zzzz...

SoBe: ... c'est malin.

lundi 1 septembre 2008

Sous le soleil, le campus

Robins des bois et deux Ninja Turtle attendent sagement le bus. Un pirate loge dans mon sous-sol. Les dollaramas sont en pénurie de suçons aux couleurs de l'arc-en-ciel, et tout le monde cherche le fameux 25 sous de l'année où il n'y en a eu que très peu de fabriqués. De toutes parts, électrons, cochons, divinités casqués et cowgirls tendent la main pour récolter quelques sous, vendant à tout vent le contenu d'une boîte à lunch chèrement remplie (jambon acheté à 7h49 précise, tomate jaune, suçons sus-mentionnés...) ou des règles de grammaire (pour 5o sous, on vous la récite, pour un dollar on vous la chante, et pour deux dollars, on la chante, on la danse et on vous récite le verbe de votre choix, au temps de votre choix). Des coquilles d'oeufs et ses spots de ketchup et de moutarde jonchent le terrain, le campus embaume la saucisse à hot-dog, et les compagnies de bière livrent sans relâchent caisse de 24 sur caisse de 24. Le soleil brille de tous ses feux, lui qui s'est caché tout l'été se dévoile enfin pour fêter LA RENTRÉE. Oh oué! c'est l'Université qui recommence!

Ça commence doucement, avec des demis-cours, rien de bien grave encore, mais on sent que le rush n'est déjà pas bien loin. Pourtant, c'est le dernier de nos soucis parce qu'il fait si beau, et puis, on retrouve les copains! C'est l'occasion de fêter comme si on ne fêterait plus jamais, de boire comme un trou avant qu'il ne soit trop tard et qu'on se sente coupable de ne pas être en train d'étudier, et c'est le temps de se prélasser sur les multiples espaces verts du campus, profitant de l'été tardif qui ne donne aucunement envie d'être pris au piège dans une salle de classe sur-climatisée. Quel beau moment que cette première semaine!

Au programme cette session, un cours sur le langage comme matériau d'expression (des ateliers d'écriture sur l'art d'utiliser les bons mots pour faire passer le bon message), le roman québécois (cours consacré à l'oeuvre de Réjean Ducharme, donné par la veuve de Gaston Miron, on est dans le meilleur du Québec!), un cours sur les short stories et un autre sur le journalisme français au XIXe siècle (de 1830 à la 1re Guerre mondiale, tout ce qui a mené au journalisme moderne, et les écrits journalistiques des grands auteurs qu'on ne connaît généralement que par leurs romans [Zola, Balzac, Baudelaire...]), et finalement un cours sur les diverses critiques littéraire. Un bon programme, je trouve!

Sur ce, je vous quitte, et souhaite à ceux dont c'est le cas, une excellente session, et aux autres, une belle vie, comme d'hab!